Un premier critère se trouve dans la Bible (Ga 5,22) où l'Apôtre décline le fruit de la présence de l'Esprit Saint dans nos vies. Quand ce fruit est présent, nous pouvons dire que l'Esprit est présent : "Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi".
Un deuxième lieu de discernement est notre conscience, lieu où je reconnais le vrai, le bien et le beau.
La conscience est l'espace intérieur de dialogue entre Dieu et l'homme. On l'appelle conscience morale car, grâce à elle, l'homme identifie le bien et le mal dans sa propre vie. On en parle dans deux sens : dans un sens global et plus large, c'est la connaissance du bien et du mal qui permet à une personne de porter un jugement moral sur la réalité et les actions. Dans un sens plus étroit, c'est le jugement pratique qui agit pour discerner le bien ou le mal de chaque action singulière.
Dans la constitution pastorale Gaudium et spes, il est dit que "c'est le noyau le plus secret de l'homme et le tabernacle dans lequel il est seul avec Dieu, dont la voix résonne dans les recoins les plus secrets de son cœur. C'est la conscience qui, de manière admirable, fait connaître cette loi dont l'accomplissement consiste dans l'amour de Dieu et du prochain" (n. 16).